Vague Noire/Cesses de voir la Vie comme une lutte

« Vague Noire.

Quand plus rien n’a de sens, quand tout semble insipide, quand l’angoisse et la peur te prennent aux tripes à en hurler de douleur, éperdue.

Quand tu voudrais être et donner ce qu’il y a de meilleur en toi, mais que tout ce qui sort de toi n’est que colère, frustration et reproches.

Quand tout ce qui te faisait rêver n’a soudain plus aucun éclat.

Quand tout ce qui semble animer le monde et les autres: le succès, la recherche du bonheur, la reconnaissance sociale, une bonne position, réussir sa vie, de l’argent, une belle maison, une famille modèle, des vacances de luxes, trouver sa « mission de vie », découvrir la Vérité, se révéler, évoluer, etc; quand tout ceci et bien plus, te semble futile, sans goût et sans intérêt.

Quand tu t’en fou, que tes repaires ont éclatés, que tu ne sais plus ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, ce qui est bon et ce qui est mauvais, parce que tout semble être à la fois et l’un et l’autre, parce que tout change et se transforme sans cesse à chaque instant.

Quand tu as l’impression d’être seule avec ces peurs, ces angoisses et ces questionnements, avec ces idées étranges que tout est possible, ces ressentis grandioses d’une puissance qui dépasse l’entendement, et ces visions d’un monde différent, simple et beau.

Quand ton âme hurle son besoin de liberté, de sortir des contraintes établies par un monde malade, et appliquées à la lettre par un mental en panique.

Quand tu fais de ton mieux pour faire partie de ce monde, t’intégrer, tout en gardant et protégeant ton cœur ouvert et ton âme sensible et aimante, face à toutes les incompréhensions, l’angoisse et la violence. Et que tu te demandes si toute ta vie ne sera que cela: des montagnes russes infernales !

Et quand finalement, épuisée, à bout de souffle, le cœur en bouilli, tu lâches prise en te disant: « À quoi bon? »; saches que c’est justement à ce moment précis, ce « à quoi bon? » où tu lâches enfin prise, où tu te rends, où tu (t’)abandonnes, où tu ne cherches plus ni à comprendre ni à contrôler (les évènements, la vie, les autres, toi-même…), que tout cela – cette « vague » – peut enfin te porter, te traverser puis partir !

« Ce à quoi tu résistes, persiste. Ce que tu regardes, disparaît ».

Saches que tu n’es pas seule à être traversée par cela, à être passée à l’essoreuse par cette puissante vague. Et saches surtout que tu n’es pas ces peur et ces angoisses, tu n’es pas ces questionnements, ni ces émotions, ni ces pensées. Tu n’es pas même ce corps !

Pour reprendre une image donnée par Abraham-Hicks, tu es comme un bouchon de liège flottant sur une rivière. Quand tu résistes, que tu prends toute la responsabilité et le poids du monde sur tes épaules, alors toute cette résistance, ce contrôle, ce poids, te maintiennent sous l’eau. Et plus tu es sous l’eau et plus tu te sens lourde, angoissée, perdue, coincée… Mais au moment même où tu acceptes de lâcher prise hop ! tu remontes immédiatement flotter à la surface, car c’est dans la nature même du bouchon de liège que de flotter.

Cette « Vague Noire » comme tu l’appelles est une messagère, elle n’est là que pour te montrer que tu résistes depuis trop longtemps (aux élans de ton cœur, à ta vérité, à ce qui te met en joie…), et qu’il serait grand temps de lâcher afin de pouvoir à nouveau flotter et te laisser porter en toute confiance par ton Courant de Vie.

Oh et cesse de voir la vie comme une lutte ! Je sais, c’est le regard que l’on vous apprend à poser sur ce monde et qui est entretenu depuis… pfiou longtemps ! Mais il n’est plus d’aucune utilité et te fais plus de mal que de bien désormais. Alors rends toi service, change ton regard ! »

Message de la voix dans ma conscience.

Marion-Les Émerveilleurs

 

Photo by Pixabay

 

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