Petite fille, où sont passés tes rêves ?

La couverture de mon nouveau journal (à gauche sur la photo) m’a fait « tilter » alors que j’y écris les premiers mots et que je suis toujours dans une grande remise en question (professionnelle surtout, mais finalement c’est aussi le sens de ma vie entière que je remets en question).
« Follow your dreams » (suis tes rêves) … bah oui ok je veux bien mais … c’est quoi mes rêves? Qu’est-ce qui me fait vraiment rêver?
Quand j’étais petite j’avais des rêves plein le cœur… Des rêves très grands parfois, qui me mettaient en joie ! Je n’attendais qu’une chose : être une grande, pour les réaliser. J’attendais avec impatience de devenir l’adulte libre, indépendante et forte que je voulais être, qui pourrait tout accomplir !
Je voulais sauver les orques/baleines/dauphins, qu’ils soient libres de parcourir les mers et les océans sans se faire chasser/capturer/tuer. Je voulais apporter soutien et réconfort à tous les êtres qui en ont besoin. Donner un toit, de la nourriture, des vêtements et une vie digne à chacun. Je voulais réapprendre aux humains à se respecter, à s’aimer, à quel point il est bon de vivre en paix. Je me voyais magicienne, guérisseuse, capable de communiquer de cœur à cœur avec tous les êtres vivants (humains, animaux, plantes, pierres…). Guérir par simple toucher et même d’un simple sourire. Je me voyais embrasser et guérir le monde entier !
Rien, absolument rien, ne me semblait impossible.
Où sont passés ces rêves? Où es-tu petite fille magicienne?
Tu as beaucoup grandi, oui, et tes rêves se sont effilochés… Tu as laissé la « réalité » de ce monde t’attraper, tu as laissé les regards moqueurs et les sourires condescendants, les « C’est impossible, tu ne peux pas faire ça! » et les « Tu rêves, redescend sur terre! » te persuader…
Oh, je sais petite fille, tu n’as pas totalement abandonné; tu es encore là. C’est pour ça d’ailleurs que je suis complètement perdue aujourd’hui. En grand conflit intérieur: me résigner définitivement, ou m’envoler ?
Les deux me terrifient ! Me résigner et vivre le pâle reflet d’une vie, ou m’envoler et prendre le risque de tomber de très haut? Et puis m’envoler comment !? J’ai brûlé mes ailes, petite fille !
Tu avais tort, je ne suis pas une adulte libre, forte et indépendante. C’est toi qui l’est ! C’est toi qui a toujours été libre, petite fille, et puissante et têtue (mon dieu ce que tu es têtue !).
Je n’écris pas tout ça par nostalgie, et même si mes larmes coulent un peu, je ne suis pas triste… Je suis en colère petite fille, très en colère, et je viens te chercher, toi et tous tes rêves ! Je viens vous prendre par la main et vous ramener ici !
Et ensemble, petite fille, nous allons faire repousser nos ailes !
Je t’aime.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.