La Mort, cette mal-aimée

En ce mois de novembre, introduit par la fête d’Halloween, ou Samhain (prononcé sau-in), suivit par la Toussaint et enfin le jours des morts, en ce mois de mon anniversaire, parlons un peu de la mort, ce sujet qui me fascine autant qu’il me terrorise. Oui je sais c’est un sujet extrêmement tabou dans notre société. Rien que de voir ou d’entendre ce mot quelque chose en nous se crispe, voudrait fuir, voir panique (moi la première). On l’associe à la perte, à la tragédie, à la tristesse… Pourtant il n’y a rien de plus naturel, la mort est partout, et particulièrement maintenant en ces saisons d’automne et d’hiver où la nature se déleste de tout ce qui ne lui est plus utile, pour le transformer et en faire le terreau fertile du printemps. Nous vivons également tous les jours des « petites morts »: changer de travail, la fin d’une relation ou d’une situation, tourner la dernière page d’un livre, s’endormir et passer dans le monde des rêves, nos milliards de cellules qui ne cessent de mourir et de se renouveler…
Pourtant notre société en a fait une « maladie », quelque chose qui fait peur et donc à éradiquer le plus vite possible (mais là aussi c’est mal comprendre le sens de la maladie). Aujourd’hui on cache les vieilles personnes, on prône le culte de la jeunesse à tous prix, par tous les moyens. On se cache pour mourir. On surmédicalise la mort, on s’acharne à maintenir en vie des personnes qui ne demandent qu’à partir dans la paix, la dignité et le respect de leur choix face à une trop grande souffrance (car oui la médecine a ses limites). Je sais, ce sujet est extrêmement controversé, et ne me comprenez pas mal, je ne prône en aucun cas le suicide. Je parle de personnes dont la condition est incurable et la souffrance, énorme…
Et parlons du suicide justement, car là aussi nous avons des comportements et des croyances bien étranges face à ce sujet. Nous décrions les actes des personnes qui se donnent ainsi la mort de façon violente. Nous punissons également les personnes qui donnent la mort violemment aux autres. Pourtant nous ne disons rien ou pas grand chose aux personnes qui fument, qui pourtant sont en train de se tuer à petit feu (sans mauvais jeu de mot), ou aux personnes qui se nourrissent d’aliments mauvais pour la santé et qui ainsi se rendent gravement malades un petit peu plus chaque jour. Et quid de tous les produits chimiques dangereux que nous respirons, ingérons, portons chaque jours, et des guerres, et de toutes ces industries et gouvernements (complices?) qui ne font rien ou si peu pour arrêter ce « suicide collectif »? Et sans parler de nous, qu’est-ce qu’on fait, nous ?
Je ne suis pas là pour juger ni empêcher qui que ce soit de consommer ou faire ce qu’il veut. Moi-même je ne suis pas exemplaire en tout point. Je ne détiens pas la vérité. Je pointe seulement ce que je trouve étrange dans cette société, le décalage entre ce que l’on dit vouloir être/faire/créer, et notre attitude réelle. Je ne suis pas en train de donner une leçon, je pose simplement des questions 🙂
Mais ce que je voulais surtout aborder aujourd’hui, c’est la mort sous un autre angle, la mort dans sa beauté, dans la joie, à la façon de certaines cultures qui la célèbrent en liesse. Pour ces peuples, la mort est libération, félicité, et loin d’être à craindre.
Dans notre culture occidentale beaucoup de langues sont en train de se délier, depuis quelques années, concernant les NDE (near death experience, ou expérience de mort imminente). Vous savez, ces personnes qui sont mortes cliniquement parlant pendant quelques secondes voir quelques minutes, et qui racontent avoir vu un tunnel avec une lumière indescriptible au bout, et avoir ressenti un amour si magnifique et complet qu’elles n’avaient plus envie de revenir sur Terre. Et aussi qu’elles avaient retrouvé des êtres chers qui les attendaient de « l’autre côté ». Et bien d’autres choses encore.
C’est cet aspect de la mort qui me fascine le plus, j’en ai dévoré des livres à ce sujet ! 🙂 Et si la mort n’était pas cette tueuse aveugle, froide et implacable? Et si il y avait un sens? Le cycle des saisons nous le montre: « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » dixit Antoine Lavoisier. Ce qui naît finit par mourir, nourrissant et permettant la naissance d’autres formes. Et ainsi la Vie se perpétue. Mais nous faisons encore l’erreur de croire que nous sommes la forme (notre corps, mortel) alors que nous sommes la Vie (immortelle car jamais née) 😉
Voici le magnifique témoignage de Nicole Dron sur son expérience de mort imminente, de ce qu’elle a vécu et vue (interviewée par Sylvain Didelot). Le meilleur moment de ma mort: https://youtu.be/rmJSoUEwKd0
Bien sûr que la mort d’un être cher reste malgré tout un moment difficile et douloureux, et le deuil nécessaire, mais je souhaite que son témoignage aide à apaiser les cœurs et la douleur, et ouvre les consciences.
« Les larmes sont toujours tournées à l’intérieur, même si on comprend, même si on sait que la vie continue après la mort, même si on a parlé avec les esprits, même si on sait que tout est énergie, même si on se sent toujours accompagné. C’est la présence physique de l’être qui manque, la douce tiédeur du corps à notre côté, l’étincelle dans les yeux, l’odeur… » Leïla Del Monte
Voici également une liste (non exhaustive) de livres traitant de ce sujet:
  • La vie après la vie. Docteur Raymond Moody
  • L’autre côté de la vie. Philippe Ragueneau
  • Les morts nous parlent. François Brune
  • La mort est un nouveau soleil. Elisabeth Kübler-Ross
  • La mort est une question vitale. Elisabeth Kübler-Ross
  • La preuve du paradis, voyage d’un neuro-chirurgien dans l’après vie. Docteur Eben Alexander
  • Un souffle vers l’éternité. Patricia Darré
  • Revenue guérie de l’au-delà. Anita Moorjani
  • Conversation avec Dieu. Neale Donald Walsh

Et une liste de films:

  • Et si le ciel existait? Randall Wallace
  • Au delà de nos rêves. Vincent Ward
  • Lovely Bones. Peter Jackson
  • Sixième sens. M. Night Shyamalan
  • Ghost. Jerry Zucker
  • Nosso Lar, Notre demeure. Wagner de Assis
  • Au-delà. Clint Eastwood
Je nous souhaite à chacun.e de trouver un peu plus de sérénité face à la mort, cette grande faucheuse au cœur tendre 🙂
Marion
Photo by Morket, Pixabay, libre de droit.

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